De la rue Grande à la place de la République, Carole et Léa font grandir Mon Bocal

Une nouvelle devanture verte au cœur d’Argenton ! Après cinq ans rue Grande, Mon Bocal change d’adresse et s’installe place de la République. Un local plus grand et un nouveau chapitre pour Carole Carlhian et Léa Greuin.

Une jolie nouvelle devanture verte a fait son apparition au cœur d’Argenton-sur-Creuse. Derrière les vitrines, les derniers cartons viennent à peine d’être déballés : après cinq ans rue Grande, Mon Bocal s’offre un nouveau départ place de la République. Carole Carlhian et Léa Greuin y ont posé leurs produits dans un local plus grand, entièrement repensé après deux mois de travaux. Un déménagement de quelques centaines de mètres seulement, mais un vrai tournant pour la boutique argentonnaise.

En 2021, Léa vit encore à Orléans. Depuis quelque temps, l’envie d’entreprendre lui trotte dans la tête. Elle travaille à mi-temps dans une épicerie de vrac. Quelques temps plus tard elle se sent prête. « Je me suis dit : en fait, je suis capable de le faire. »

Sa mère, Carole, est alors installée dans l’Indre. Ancienne cheffe cuisinière, Léa lui propose de se lancer avec elle : « Je lui ai dit : je quitte tout, je viens à Argenton et on ouvre notre boutique. » L’idée germe. Quelques mois suffisent : fin 2021, Mon Bocal ouvre ses portes rue Grande.

« On s’est adaptées aux demandes des clients »

Au commencement, Mon Bocal est avant tout une épicerie de vrac. Les premiers mois nécessitent de trouver sa clientèle et provoquent quelques doutes. Puis le bouche-à-oreille fonctionne et les habitudes s’installent. Surtout, Carole et Léa font évoluer leur concept.

« On s’est adaptées aux demandes des clients parce qu’on est dans une petite ville, on ne trouve pas tout ce qu’on veut », raconte Léa. Épicerie fine, cosmétiques naturels, produits d’entretien, accessoires écologiques, thé, café, boissons… Les rayons se diversifient progressivement. Avec toujours la volonté, explique la commerçante, de proposer « maximum français, maximum bio quand on peut, du local », tout en maintenant des prix raisonnables. 

Aujourd’hui, plus d’une centaine de références locales sont proposées dans la boutique, des légumineuses aux savons en passant par les boissons, terrines ou produits artisanaux.  Même le rayon cosmétique, sur lequel les deux femmes ne misaient pas particulièrement au lancement, a trouvé son public. « La cosmétique, on ne misait pas sur ça au début, ça fonctionne vraiment très bien. Même autant que le rayon alimentaire, en fait c’est moitié-moitié. » Léa a d’ailleurs trouvé sa propre définition de Mon Bocal : « Un mini-supermarché, mais plus éthique. »

Quitter la rue Grande, un choix qui ne s’imposait pas au départ

Après plusieurs années, la question des locaux finit néanmoins par se poser. Il y a les contraintes du lieu. La configuration devient difficile au quotidien et certaines personnes ne peuvent tout simplement pas accéder facilement à l’ensemble de la boutique.

Lorsqu’un local se libère place de la République, les deux commerçantes déposent donc leur candidature et sont retenues. Mais Léa ne cache pas avoir longuement hésité. « À la base, ce n’était pas vraiment prévu qu’on s’agrandisse et qu’on déménage. Et puis on s’est dit : pourquoi pas. J’ai eu très peur […] Je suis quelqu’un qui réfléchit beaucoup avant de prendre des risques. »

Quelques jours après l’ouverture, les premières impressions semblent pourtant lever une partie de ces inquiétudes. « La place est quand même assez royale. L’emplacement est chouette, la vue sur la Place est sympa. » Et Léa, qui reconnaissait avoir quelques doutes avant de s’installer, a vite changé d’avis : « Je crois que oui, effectivement, ça a l’air d’être encore mieux. »

« Pouvoir enfin avoir une boutique accessible »

Mais derrière le déménagement, il y a surtout un élément particulièrement important aux yeux de Léa : l’accessibilité. Dans l’ancienne boutique, la configuration sur plusieurs niveaux rendait les déplacements compliqués pour une partie de la clientèle. Dans le nouveau Mon Bocal, les espaces sont plus ouverts et la circulation facilitée. « Le but d’avoir une boutique avec une éthique, pour moi, c’est de pouvoir accueillir tout le monde. » Et elle insiste : « C’était très important pour moi »

Plus de 110 m² et des produits qui respirent davantage

Le changement est également visible dès que l’on pousse la porte. Mon Bocal passe d’une surface estimée autour de 80 m² rue Grande à environ 110-115 m² de surface de vente place de la République.  Les grandes vitrines apportent davantage de lumière et l’espace supplémentaire permet surtout de mieux présenter les produits. Dans l’ancienne boutique, plus petite et « biscornue », il fallait parfois serrer les références.

« On a eu pas mal de retours positifs sur le fait que c’est plus aéré. On voit vraiment bien les produits », se réjouit Léa.  Pour autant, le déménagement n’est pas synonyme de révolution. « Le but, c’était de refaire un Mon Bocal, ce n’était pas de changer. C’était de continuer la même chose, ce qu’on sait faire, ce que les clients cherchaient. »

Toutes les gammes ont donc été conservées. Quelques nouveautés profitent cependant des mètres carrés supplémentaires. Le choix de thés a notamment été renforcé, tout comme les gourmandises et certains produits cosmétiques. 

Deux mois pour tout refaire… encore en famille

Si Mon Bocal est né d’une aventure entre une mère et sa fille, son déménagement a lui aussi mobilisé une bonne partie de la famille. Le chantier a été mené tambour battant : deux mois seulement pour transformer le local. Et comme lors de la création de la première boutique, chacun a mis la main à la pâte. « On a tout fait en famille. Avec mon papy, ma mamie, mon frère, mon oncle, ma tante. »

Une évidence pour Léa : « La première, c’était pareil, on avait fait ça tous ensemble. Puis là, on avait vraiment envie de refaire les choses tous ensemble. » Il ne s’agissait pas simplement de passer un coup de peinture. Une pièce utilisée auparavant comme réserve a été entièrement reprise, les sols refaits et un point d’eau installé. Le grand-père de Léa, ancien maçon, a notamment apporté son savoir-faire.

Quant à l’organisation intérieure, c’est Léa qui l’a imaginée. « Moi, j’adore faire ça. J’aime bien imaginer des projets de A à Z, imaginer des espaces. » Paradoxalement, disposer de davantage de liberté n’a pas forcément simplifié les choses. « Là, c’était une page blanche, on pouvait faire ce qu’on voulait. […] Ça a été un peu un casse-tête. Mais au final, on est très contentes de ce que ça donne. »

Au printemps, une terrasse pour prolonger Mon Bocal sur la place

Et le nouveau magasin n’a pas encore livré toutes ses nouveautés. Au printemps prochain, une petite terrasse doit prendre place devant Mon Bocal. Quelques tables permettront de s’arrêter pour manger un gâteau acheté dans la boutique, boire une limonade locale, un thé ou, peut-être, un thé glacé maison.

Léa pose immédiatement la limite : « Le but, ce n’est pas de changer de métier. Ce n’est pas notre métier de faire un bar. » L’idée est plutôt de « prolonger un peu l’expérience » Mon Bocal et de contribuer à faire vivre la place. Elle imagine déjà une terrasse « un peu fleurie, un peu verte », avec l’envie « d’apporter un peu de couleur sur la place et un petit peu de vie ». 

L’adresse change, la boutique grandit, mais Carole et Léa tiennent à conserver ce qui a construit Mon Bocal depuis 2021 : une épicerie façonnée avec les demandes de ses clients, des produits locaux et une aventure qui, jusque dans les travaux, reste profondément familiale.

Mon Bocal — 11, place de la République, Argenton-sur-Creuse. Horaires d’ouverture
Du mardi au vendredi : 9 h 30 – 12 h 30 / 14 h – 19 h Le samedi : 8 h 30 – 13 h / 14 h – 18 h



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