À la suite de l’incendie survenu début janvier, la mairie d’Argenton-sur-Creuse a pris un arrêté de mise en sécurité d’urgence concernant l’hôtel-restaurant Les Terrasses, avenue Rollinat, en raison d’un danger grave et imminent lié à la fragilisation du bâtiment.
La mairie d’Argenton-sur-Creuse a pris un arrêté de mise en sécurité d’urgence concernant l’hôtel-restaurant Les Terrasses, situé 2 avenue Rollinat, à la suite de l’incendie survenu début janvier. L’arrêté, signé le 15 janvier 2026, vise à prévenir un danger grave et imminent pour la sécurité des personnes.
La décision municipale s’appuie notamment sur un rapport d’intervention du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS de l’Indre), établi le 14 janvier 2026. Celui-ci conclut à une fragilisation structurelle du bâtiment, affectant notamment la toiture, les planchers et les façades.
Un bâtiment jugé fragilisé après l’incendie
Le rapport distingue deux zones particulièrement exposées : le bâtiment donnant sur l’avenue Rollinat et la partie arrière perpendiculaire à la rue.
Dans un communiqué, l’équipe municipale en place expose que malgré « le refus du tribunal administratif de Limoges de désigner un expert judiciaire en urgence » la commune estime disposer d’éléments suffisants pour agir immédiatement.
Des mesures immédiates imposées au propriétaire
L’arrêté impose au propriétaire, Alexander Descamps, résidant en Belgique, de mettre en œuvre dans un délai maximal de sept jours plusieurs mesures de sécurité, parmi lesquelles figurent la sécurisation des abords (balisage, barriérage, interdiction d’accès), l’étaiement ou la consolidation provisoire des éléments menaçant ruine, la mise en sécurité des réseaux (électricité, gaz), le nettoyage et l’enlèvement des matériaux instables susceptibles de chuter ainsi que toute autre mesure provisoire nécessaire pour faire cesser le danger immédiat.
L’arrêté prononce également une interdiction temporaire d’occuper les parties du bâtiment identifiées comme dangereuses, jusqu’à la levée officielle du danger par la commune après contrôle sur place.
En revanche, la circulation automobile reste autorisée sur l’avenue Rollinat. Le trottoir longeant l’immeuble reste condamné, obligeant les piétons à emprunter celui situé en face.
La commune pourra se substituer au propriétaire
À défaut d’exécution des mesures dans les délais impartis, la mairie explique « faire procéder d’office aux travaux nécessaires, aux frais du propriétaire, conformément au Code de la construction et de l’habitation ». La municipalité indique par ailleurs qu’un expert du bâtiment sera prochainement missionné, en fonction de l’avancée de l’enquête, afin d’analyser plus précisément l’état structurel de l’édifice et de déterminer ce qui relève d’une restauration possible ou non.
L’arrêté a été notifié au propriétaire et fait l’objet d’un affichage en mairie et sur la façade de l’immeuble, ce qui le rend exécutoire de plein droit. Il a également été transmis à la préfecture de l’Indre, au SDIS et aux services municipaux concernés. Un recours gracieux ou contentieux reste possible dans un délai de deux mois à compter de la notification et de l’affichage.




