Tour-bus, piscine, Clara Ysé, bénévoles… Lola raconte les coulisses des Intemporel-les à Argenton-sur-Creuse

Pour ce troisième et dernier épisode de notre série consacrée aux coulisses des Intemporel-les, Le Petit Argentonnais donne la parole à Lola, coordinatrice des bénévoles. Chargée d’accompagner celles et ceux qui font vivre le festival dans l’ombre, elle revient sur ses plus beaux souvenirs, les artistes qui l’ont marquée et le rôle essentiel des bénévoles dans cette aventure humaine.

Quelle est l’anecdote la plus incroyable que vous ayez vécue depuis la création des Intemporel-les ?

Lola : Je pense tout de suite à la venue de Zaho de Sagazan. Elle était arrivée avec toute son équipe en tour-bus. Comme ils n’avaient pas d’hôtel disponible dans la journée pour se préparer, il fallait trouver une solution pour qu’ils puissent prendre une douche.

Nous avons finalement acheté une vingtaine d’entrées à la piscine d’Argenton. Ils en ont profité pour se doucher… mais aussi pour se baigner tous ensemble. C’est une anecdote qui résume bien l’esprit du festival : on trouve toujours une solution, même quand elle est un peu originale.

Quel a été le plus gros défi ou imprévu en coulisses ?

Lola : En tant que coordinatrice des bénévoles, mon plus grand défi est qu’ils soient heureux d’être là. J’essaie de créer des liens entre eux, de faire en sorte qu’ils passent un bon moment et que chacun trouve sa place.

Le festival repose énormément sur leur énergie. Sans eux, il ne pourrait tout simplement pas exister. Alors ma priorité, c’est que tout le monde vive une belle expérience.

Y a-t-il un artiste qui vous a particulièrement surprise par sa personnalité ou son comportement ? Pourquoi ?

Lola : Je dirais Gli Incogniti. Ils sont d’une simplicité incroyable. Ils sont accessibles, gentils, très talentueux et apportent une vraie fraîcheur.

Je repense aussi à La Chica. Lorsqu’elle a interprété Agua, la pluie s’est mise à tomber. C’était un moment assez fou, presque irréel.

Quel est le moment qui vous a le plus émue ou donné des frissons ?

Lola : Sans hésiter, le concert de Clara Ysé. Quelques mois auparavant, elle était venue chanter au chevet d’une de mes meilleures amies, à l’hôpital, peu avant son décès.

La revoir ensuite sur la scène des Intemporel-les, après ce moment si personnel, a été extrêmement émouvant. Ce concert restera gravé.

Quelle est une tradition ou un petit rituel de l’équipe que le public ne connaît pas ?

Lola : Chaque matin, avant l’arrivée des bénévoles, nous nous retrouvons autour d’un café pour faire le point sur la journée, revoir le planning et répartir les besoins. C’est un moment important pour démarrer sereinement.

Et puis il y a notre incontournable barbecue du lundi soir, une fois le festival terminé. Toute l’équipe se retrouve avec les bénévoles pour partager un dernier moment ensemble et remercier chacun pour son engagement. C’est une très belle tradition.

Si vous pouviez emmener les lecteurs dans les coulisses pendant cinq minutes, qu’aimeriez-vous leur montrer ?

Lola : Je leur présenterais notre incroyable équipe de bénévoles et de production. Ce sont eux qui permettent au festival d’exister.

Nous avons des bénévoles de 15 ans comme de plus de 80 ans. Certains viennent d’Argenton, d’autres de plus loin. Il y a aussi les techniciens et toutes les personnes qui s’investissent pendant le festival, mais aussi tout au long de l’année pour faire vivre ce territoire. C’est une aventure profondément humaine.

Quel souvenir résume le mieux l’ADN des Intemporel-les et explique pourquoi vous continuez à faire vivre ce festival ?

Lola : Pour moi, l’ADN des Intemporel-les, c’est cette proximité avec les artistes. Nous avons eu la chance d’accueillir Zaho de Sagazan devant un public encore intimiste, juste avant qu’elle ne remplisse aujourd’hui les Zéniths.

C’est cette force du festival : permettre au public de découvrir des artistes dans un cadre à taille humaine, presque comme un privilège. On vit des moments très proches d’eux, que l’on ne retrouvera plus forcément quelques années plus tard. C’est cette proximité qui rend les Intemporel-les si particuliers et qui me donne envie de continuer cette aventure.