Au musée d’Argentomagus, Sylvie Beyries raconte ses missions au cœur de la Sibérie

La préhistorienne Sylvie Beyries sera au musée d’Argentomagus, samedi 3 octobre, pour une projection et une conférence autour du travail de la peau dans les sociétés traditionnelles. Ses recherches l’ont notamment conduite jusqu’en Sibérie orientale et dans le nord du Canada.

Direction le Grand Nord depuis Saint-Marcel. Ce samedi 3 octobre, le musée archéologique d’Argentomagus accueille Sylvie Beyries, directrice de recherche émérite au CNRS, dans le cadre de l’exposition L’aiguille et la peau. Spécialiste de la Préhistoire, la chercheuse s’intéresse notamment aux techniques de travail des matières animales. Pour ses recherches, elle a participé à plusieurs missions polaires en Sibérie orientale et dans le nord du Canada, à la rencontre de populations perpétuant le travail traditionnel de la peau. 

Un « lien vivant » avec la Préhistoire

Ces observations permettent aux chercheurs de mieux comprendre des pratiques dont les traces ont largement disparu. Contrairement aux os et aux bois animaux, la peau se conserve difficilement. L’étude des techniques actuelles et des marques laissées sur les outils permet ainsi d’effectuer des comparaisons avec le matériel découvert lors de fouilles préhistoriques. Conférence peau « C’est un lien vivant » avec les populations préhistoriques, résume l’équipe du musée. 

La rencontre débutera à 15 heures par la projection du documentaire Dans la peau de mon renne, réalisé par Sylvie Beyries auprès de populations tchouktches de Sibérie. Un échange avec la chercheuse précédera sa conférence, à 17 heures, consacrée au travail de la peau dans les sociétés traditionnelles. Une visite guidée de l’exposition L’aiguille et la peau clôturera l’après-midi.

Pratique. Samedi 3 octobre à partir de 15 heures, musée archéologique d’Argentomagus à Saint-Marcel. Tout public. Entrée : 5 €.



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