Argenton-sur-Creuse : la majorité réagit à des propos de Pierre Gentillet en conseil municipal, l’élu évoque le contexte d’une affaire nationale

La majorité municipale d’Argenton-sur-Creuse a publié, ce mardi 23 juin à 17 heures, un communiqué réagissant à des propos tenus par le chef de file de l’opposition, Pierre Gentillet, lors du conseil municipal du 19 juin.

Dans un document intitulé « Mise au point concernant les propos inacceptables tenus par le chef de file de l’opposition d’extrême droite au dernier conseil municipal », les élus de la majorité ont dénoncé une phrase prononcée au cours d’un échange portant sur une délibération relative aux ressources humaines de l’accueil de loisirs.

Selon le communiqué Pierre Gentillet a déclaré : « Je sais que la gauche a un petit problème avec la pédophilie. » Des propos vérifiés par notre rédaction.

La majorité municipale juge ces propos « particulièrement choquants » et estime qu’ils constituent un amalgame inacceptable. Les élus rappellent notamment que « la pédophilie n’est ni un problème de gauche, ni de droite, ni d’extrême droite » et soulignent que ce fléau touche l’ensemble de la société. Dans leur communiqué, ils indiquent également se réserver le droit de porter plainte pour diffamation.

Une référence à une affaire nationale

Le vendredi 19 juin, lors de la séance, Pierre Gentillet a toutefois précisé immédiatement après cette phrase : « Je ne vise personne ici et non la majorité directement. »

L’élu faisait avant tout et notamment référence à une affaire récente touchant le périscolaire parisien. Depuis plusieurs mois, plusieurs enquêtes sont menées à Paris à la suite de signalements de violences et d’agressions sexuelles dans des structures accueillant des enfants. Une affaire qui a conduit à de nombreuses investigations judiciaires et à plusieurs gardes à vue.

Contacté par Le Petit Argentonnais après la publication du communiqué, Pierre Gentillet a une nouvelle fois fait référence à cette affaire nationale et n’a pas souhaité apporter davantage d’explications sur les propos qui lui sont reprochés. « Ça n’a pas d’intérêt », nous a-t-il simplement déclaré.

Une nouvelle tension politique

Cette prise de position publique de la majorité intervient cinq jours après le conseil municipal.

Dans son communiqué, la majorité appelle à recentrer les débats sur « les projets, les choix budgétaires, les services et l’avenir du territoire » et affirme vouloir poursuivre son action « dans le respect républicain ». Reste à savoir si cette polémique s’arrêtera au terrain politique ou si les suites judiciaires évoquées par la majorité municipale seront effectivement engagées.